Au sommet de la colline d'Ano Poli, le château Heptapyrgion veille, figé entre les ombres du passé et le souffle vivant du présent. Ses murs, bâtis pierre à pierre par les Byzantins, puis retravaillés par les Ottomans, portent encore l’écho des voix oubliées — celles des soldats éveillés par l’orage, des prisonniers murmurant à la nuit, des amants séparés par les grilles du destin. Aujourd’hui, les pas silencieux des visiteurs glissent sur ses pavés comme des souvenirs revenus sur les lieux du songe. Le vent qui s'y engouffre semble parfois fredonner une histoire qu’il refuse d’expliquer tout à fait. Le Heptapyrgion, aux sept tours énigmatiques, n’est plus forteresse, ni geôle, mais mémoire vivante — une cicatrice belle et tranquille, où le temps n’est ni passé ni présent, mais un éternel entre-deux où même les pierres semblent respirer…















































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