lundi 18 août 2025

Lundi 18 août 2025 - De Kastoriá à Kalampaca à bord de la voiture de Petros…

    Au petit déjeuner, tandis que s’achève la dernière bouchée d’un flan à l’ananas préparé par Demetra, celle-ci partage volontiers un moment avec nous, dans une conversation légère et accueillante. Son smartphone dévoile le plan d’un château qui, jadis, surplombait la montagne, aujourd’hui réduit au silence, englouti avec son village attenant qui comptait jadis jusqu’à quatre-vingt-dix mille âmes. Désormais, la ville de Kastoria s’étend au pied de la montagne, posée sur une colline baignée de lumière. Demetra nous demande quels sont nos projets ; Patrick évoque nos destinations hivernales, dont l’Australie. Voici que nos chemins se croisent dans l’espace-temps : des membres de sa famille vivent à Perth. La fin de matinée se déroule au petit salon de la réception, où nous patientons l’arrivée du taxi. Une employée saisit notre image, figée dans la douceur de l’instant, avec Demetra. L’heure nous rattrape: à onze heures précises, le taxi prend la route. Pétros, notre chauffeur, nous mène de Kastoria à Kalampaka. Il s’arrête brièvement pour nourrir la voiture de quelque cinquante litres de gazole — pour un peu plus de quatre-vingts euros.

 

    Sur la route, nous longeons le superbe bâtiment Casiani, aux portes de la ville, à Ampelokipi. La construction impose sa prestance: cinq mille mètres carrés dressés avec élégance, un portique à colonnes conférant sa noblesse architecturale à l’entrée. Nous devinons, derrière cette façade classique empruntée aux monuments grecs, les ateliers animés, les showrooms et les espaces de création où s’inventent les vêtements de fourrure haut de gamme, voués à l’international. Casiani incarne la pérennité du savoir-faire local, une tradition ancrée dans la pierre et le marbre, héritière d’une époque où Kastoria rayonnait sur l’Empire ottoman, et qui s’ouvre aujourd’hui vers de nouveaux horizons.

 

Au début du trajet, une fois sur l’autoroute, Petros double un véhicule. Je le vois alors faire un signe de croix... En Grèce, ce geste de se « signer » après un dépassement puise sa signification dans la culture orthodoxe grecque. Il s’agit d’un rituel ancré dans la foi, exprimant une reconnaissance envers Dieu pour avoir évité un danger lors d’une manœuvre potentiellement risquée, ainsi qu’un appel à la protection divine pour le reste du voyage. Ce signe, fréquent chez les chauffeurs grecs, reflète aussi une forme de superstition ou un réflexe face à la vulnérabilité de la conduite, notamment sur des routes où les dépassements peuvent s’avérer imprévisibles ou délicats. L’acte de se signer après un dépassement est donc moins un message à autrui qu’une manifestation intérieure de gratitude, de foi et de recherche d’apaisement dans la tradition orthodoxe, où la croix symbolise la protection, la vie, et la présence de Dieu dans tous les moments de la vie, notamment les plus tendus ou critiques.


    Le trajet, paisible, dure à peine deux heures. Nous arrivons en avance, devant notre nouveau « chez-nous ». Maria, notre hôtesse, par sms, accepte spontanément de nous ouvrir la porte, à distance, pour déposer les bagages vers le frigo. Alors que nous partons déjeuner, son mari Vassilis et, Eleni, arrivent pour orchestrer le ballet de la propreté dans l’appartement de plain-pied.

 

    Au restaurant Météores, Akhilleús nous accueille. La vaste terrasse bourdonne de conversations; presque chaque table est occupée. Avant le repas, je visite les lieux et m’attarde dans l’écrin enchanteur de la salle intérieure, berceau d’une décoration raffinée. Les mets nous ravissent: risotto aux champignons pour Patrick, ratatouille de légumes et pommes de terre pour moi. Parmi les tables, des chats ondulent, des oiseaux chantent, tandis qu’un bambin approche avec précaution d’un perroquet gris enfermé dans sa cage. Près de nous, un couple de garçons partage son déjeuner. Notre repas s’achève sur un cake à l’orange, léger et parfumé.

    Le reste de l’après-midi s’égrène au rythme de nos courses dans le centre-ville, préparatifs nécessaires à cette nouvelle parenthèse, fragment de notre vie nomade...





















Bienvenue au Restaurant Meteora!

Une tradition qui s'épanouit depuis 100 ans, depuis que notre arrière-grand-père a ouvert ses portes en 1925. Depuis quatre générations, notre famille accueille chaleureusement ses hôtes, partageant les saveurs authentiques de la Grèce et célébrant l'essence de l'hospitalité grecque. Chaque plat que nous servons est préparé avec amour, en utilisant des ingrédients locaux et des recettes transmises au fil des années.

Nous sommes honorés de partager avec vous un siècle d'héritage culinaire. Que ce soit votre première visite ou la centième, nous vous invitons à vous sentir chez vous, à savourer les goûts de la Grèce, et à faire partie d'une tradition qui traverse les générations.

La famille Gkerto et toute l’équipe du Restaurant Meteora vous remercient de célébrer cette année particulière avec nous, et vous souhaitent la bienvenue et un excellent appétit.






























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