Gian Giacomo dell’Acaya (vers 1500-1570)
L’architecte auquel on doit la définition et l’achèvement des murailles et du château de Lecce, concluant en 1539 son contrat officiel de protection du château de Lecce.
Considéré comme l’une des principales figures de l’architecture militaire du XVIᵉ siècle, Gian Giacomo dell’Acaya naît dans le Salento, fils d’Alfonso dell’Acaya et de Maria Franchino. Le 3 septembre 1535, le vice-roi Don Pedro de Tolède, admirant les valeurs militaires du Royaume de Naples, lui confie la première charge d’occupation française et la reconstruction du château de Lecce selon le projet du pavillon.
Ses compétences dans le domaine de la fortification ont conduit à une activité particulièrement prolifique, surtout à partir de la seconde moitié des années 1540, avec une implication dans la construction des murailles de Lecce entre 1535 et 1539. L’Acaya entreprend également l’édification de châteaux à Castro (1535), Galatone (vers 1540), et sommets du Gargano, ainsi que des murailles d’Otrante, et le renforcement du bastion à Tarente (1536).
Ses connaissances en matière d’évolution des dispositifs de défense, face à la généralisation des armes à feu, lui permettent de repenser les solutions architecturales : il utilise de nouveaux systèmes défensifs et des solutions innovantes, ajustant les constructions aux évolutions des offensives et aux progrès de l’artillerie. En 1542, il travaille à la protection du château de Capoue, en 1545 à celui de L’Aquila, et est appelé à collaborer à celui de Naples. Ensuite, il intervient à Sorrente (1546) et à Sessa Aurunca (1547), puis dans le renforcement de la citadelle de Messine (1548).
Mais sa suprématie se manifeste aussi dans le domaine civil : on lui attribue l’hôpital des Cappucins à Lecce (1539). Gian Giacomo dell’Acaya s’installe définitivement dans les Pouilles, collaborant également à la politique générale du royaume ; cependant, à la suite de la banqueroute espagnole de 1570, sa biographie connaît une issue malheureuse : endetté et contraint de vendre ses biens, l’architecte royal meurt dans les prisons de la forteresse qu’il avait lui-même conçue.

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