La yourte est l’habitation typique des peuples nomades d’Asie centrale depuis au moins 13 siècles et il existe des indices qui la feraient remonter à une époque encore plus lointaine. Elle est constituée d’un squelette en bois et d’un revêtement de tapis en feutre de laine de mouton et de yack. Elle est conçue pour résister aux conditions climatiques extrêmes de la Mongolie et, plus généralement, de l’Asie, région d’où elle provient ; sa forme circulaire prévient tout type d’incident causé par le vent. La structure est construite pour se soutenir seule, sans fondations, sans ancrage au sol ni cordes. Aucun clou ni vis n’est utilisé durant tout le processus de production et de montage.
Ici sera accueilli SO STARE IN NATURA, un espace de créativité où vivre des expériences à travers des activités et des ateliers éducatifs pour les enfants de un à cinq ans. En particulier, nous ferons place à l’exploration, à la découverte, à la manipulation et à la garde des matériaux récoltés, à l’écoute de la nature en associant sons, couleurs et images.
Cristina - Reine de Suède
Fille de Gustave Adolphe (1594-1632) et de Marie Éléonore de Brandebourg (1599-1655), Cristina naquit à Stockholm le 18 décembre 1626. Gustave Adolphe mourut à la bataille de Lützen le 6 novembre 1632 durant la guerre de Trente Ans et Cristina, enfant unique, devint reine à seulement six ans, d’où son surnom de « reine enfant ». Dès son plus jeune âge, Cristina apprit à monter à cheval, chasser et faire de l’escrime. En 1644, elle assuma ses fonctions de souveraine, bien que son couronnement ait été différé à cause de la guerre contre le Danemark et l’un de ses principaux objectifs fut la signature de la paix avec le pays. Cristina étudia quotidiennement, passionnée de langues et de littérature, elle maîtrisait le suédois, le latin, l’allemand, l’italien, le français et l’espagnol. Cristina donna une impulsion décisive à l’intérêt de l’État pour la culture, en introduisant à la cour suédoise des personnalités et des idées extraordinaires.
Parmi les liens intellectuels, elle eut une correspondance avec le philosophe Descartes et le reçut officiellement en 1649 à Stockholm. Polyglotte et cultivée, elle montra de l’intérêt aussi bien pour l’antiquité, l’histoire, l’art que pour la philosophie et pour de nombreux lettrés, philosophes et scientifiques. Après la signature de la paix avec le Danemark en 1650, elle fut couronnée solennellement à Stockholm et se consacra avec passion à la culture, invitant également Galilée Galilei. Le séjour de Cristina en Suède fut de plus en plus influencé par des choix personnels et une forte originalité de comportement, indépendante des conventions imposées par son rang, ce qui suscita critiques et méfiance parmi les membres de la cour et de la noblesse suédoise.
Son aversion pour le mariage la conduisit à prendre la décision de ne pas se marier et donc de ne pas assurer de descendance, décision prise en 1652. On pensa alors à son cousin Charles Gustave comme successeur. Au cours d’un voyage à Hambourg, elle s’intéressa à la pierre philosophale que l’alchimiste Borri disait avoir découverte. En 1666, elle étudia l’astronomie à Lubeck. Revenue à Rome, elle obtint du pape Alexandre VII Chigi la permission de résider au Palazzo Riario à Lungara, qu’elle adapta pour y organiser festes, cérémonies et réunions.
Le Palazzo avait été construit par le cardinal Riario en 1511, qui avait acquis en 1474 la vigne sur les pentes du Colle del Gianicolo. À la fin du XVIe siècle, le palais devint un centre de fêtes, de cérémonies et de réunions académiques. Cristina résida au palais prêtant une grande attention au jardin, à la zone de la serre et à l’Orto Botanico de Rome.
Cristina invita à sa cour du palais et organisa un cénacle de lettrés et d’artistes, observatoire où se réunissaient savants et intellectuels. En 1674, elle organisa l’Académie Royale, qui devint plus tard l’Académie de Physique, Histoire naturelle et Mathématiques. Cristina mourut en 1689, léguant ses manuscrits et sa collection artistique à différents souverains et dignitaires. Les funérailles furent célébrées dans la Basilique Saint Pierre du Vatican, et un monument fut installé en 1702 dans la nef près de la Confession du Saint Pierre…









































































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