Lorsque vient le moment de quitter l’appartement, nous envoyons un message à notre hôte, qui nous rejoint devant la résidence. Il a orchestré notre transfert vers Igoumenitsa avec la précision d'un chef d'orchestre ; bravo ! En attendant le chauffeur, la conversation s'engage naturellement. Giorgos, ancien pilote d’avion lorsqu’il vivait en Floride, nous raconte des bribes de cette période. Notre échange se poursuit, chaleureux : nous partageons l'adresse de notre blog, évoquons nos publications sur Amazon. Le regard de notre hôte s'illumine d'une admiration sincère pour notre créativité. La poignée de main qui scelle notre au revoir porte en elle toute la générosité grecque.
Après une heure de route, nous arrivons à destination à midi vingt. Nous déposons nos bagages à l’hôtel Angelika Pallas, dont la chambre sera prête à quatorze heures. En attendant, nous partons nous promener. Le port, animé, grouille de ferries empruntant mille et une destinations. Nous pénétrons dans la boulangerie Mpellos où nous achetons deux tartelettes aux pommes pour le dîner. Plus loin, une pâtisserie-café avec terrasse attire mon attention. Une file d'attente serpente devant les vitrines alléchantes, témoignage d'une réputation bien établie. Mais c'est alors qu'une vision saisit mon regard et bouleverse mes sens : sur l'un des comptoirs de verre, entre les délices terrestres, trônent avec majesté des icônes byzantines et des portraits de saints. Quelle alliance inattendue ! Dans l’univers orthodoxe grec, le quotidien et la spiritualité s’entrelacent, unissant la nourriture du corps à celle de l’âme. Acheter un gâteau devient alors un acte de communion sous le regard bienveillant des saints. Nous flânons le long des quais, tandis que ferries et véhicules s’échangent sans cesse entre terre et mer.
Le déjeuner nous conduit au restaurant Emily Akti où Vangelia nous accueille avec cette hospitalité grecque qui réchauffe le cœur. Elle me propose un coussin pour adoucir l'assise de bois. Patrick savoure un latte, dont le café est servi à part dans une petite tasse, accompagnant son breuvage d’un plat de légumes colorés tandis que je me laisse tenter par une moussaka authentique. À la table voisine, un couple termine son repas. Je me prends à bavarder avec le monsieur : ils vivent près de Montpellier et ont traversé la Méditerranée pour retrouver la sœur de madame, installée depuis plusieurs années dans un village grec à proximité. Leur accent, doucement emprunt d’une mélancolie tourangelle, persiste malgré l’éloignement, entre la terre natale et leur nouveau foyer dans l’Hérault. Quinze jours d'escapades les attendent, promesse de retrouvailles et de découvertes. Après le repas, nous rejoignons notre hôtel. Nous nous installons dans la chambre 208. Le balcon, pourvu d’une arche couleur soleil, offre un panorama de rêve, embrassant la mer et les montagnes alentour.
Sortis vers seize heures trente, nous nous installons à la terrasse du café Siozos Labros, où un smoothie coco-ananas-banane accompagne les minutes vagabondes. Le temps s’écoule puis nous allons à la boulangerie-pâtisserie Pantazis, où sur la terrasse, nous savourons une part de gâteau à la crème et aux amandes. Enfin, nous rentrons tranquillement, dépassons l’hôtel et partons repérer le terminal de la compagnie Grimaldi, d’où nous embarquerons en ferry dans deux jours. Dix petites minutes suffisent pour ce repérage…




























































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